jeudi 3 juin 2021

Utopies made in monde: Le sage et l'économiste, T - Jean-Joseph Boillot, Odile Jacob

 

Utopies made in monde: Le sage et l'économiste, T - Jean-Joseph Boillot, Odile Jacob



L’utopie n’est pas la fuite vers l’irréel, c’est l’exploration des possibilités objectives du réel et la lutte pour leur concrétisation. » Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

 

Paul Ricœur dont le livre L’Idéologie et l’Utopie ne quittera plus ma table de chevet. D’une part, le philosophe réhabilite le rôle nécessaire de l’utopie pour imaginer le futur lorsque les idéologies du système existant se révèlent dépassées par les réalités. D’autre part, il propose une piste constructive pour échapper au cercle vicieux de l’affrontement stérile, voire dangereux, entre l’idéologie qui devient réactionnaire, et les utopies qui n’ont pas vocation à composer avec le principe de réalité : celle du « jugement de circonstance », c’est-à-dire la sagesse pratique au sens de Montaigne. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Russell est connu sous le nom de « rasoir d’Ockham » avec sa formule latine : « Entia non sunt multiplicanda praeter necessitatem » ; littéralement : « Les entités ne doivent pas être multipliées par-delà ce qui est nécessaire. » En bref, l’économie est la mesure du rapport entre la fin, l’objectif poursuivi, et les moyens utilisés, et on comprend pourquoi Say en a fait la fille de la sagesse, ou plutôt d’une certaine sagesse. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La confiance dans la capacité des humains à trouver par le jeu des utopies réelles et d’une sagesse renouvelée des solutions à la crise évidente de notre civilisation industrielle et d’une mondialisation devenue chaotique. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La pollution des sols et les réglementations européennes sont devenues telles que les Hollandais investissent dans le monde entier, non pas pour se développer sur les marchés locaux, mais pour réexporter vers l’Europe des légumes et des fleurs. On pourra d’ailleurs plus facilement les faire passer en bio, voire pour du commerce équitable, puisqu’il est quasiment impossible de le vérifier à des milliers de kilomètres et dans cet enchevêtrement d’intermédiaires et de raisons sociales d’entreprises. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Au cœur du système mondial actuel : concentration croissante de la production, inégalité croissante dans la répartition, tant par pays qu’au sein des pays. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Annoncer qu’il suffirait de continuer à jouer sur le cercle vertueux progrès technique, croissance et démocratie politique, aurait pu faire illusion avant l’essor extraordinaire de la Chine depuis son ouverture économique au début des années 1980. Le problème est que ce modèle ne suit pas vraiment le modèle occidental, et notamment pas celui d’une économie de marché, encore moins bien sûr celui d’une démocratie politique. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Aujourd’hui, le monde est pris en tenaille entre le consensus de Washington, libéral, et le consensus de Pékin, autoritaire. Tous deux partagent la même idéologie productiviste du progrès. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La prospérité et le gâchis écologique de quelques-uns ne sont possibles que parce que plus de la moitié du monde vit dans la pauvreté matérielle défi de la pauvreté de masse dans le monde qui rend assez irréaliste la perspective d’une décroissance pour tous, Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Hannah Arendt a montré par exemple l’appauvrissement progressif des gens avec la disparition de l’Homo faber, l’artisan maître de son ouvrage, au profit de la production de masse qui a réduit le travail à des tâches répétitives, « une reproduction uniforme et mécanique dans laquelle l’humain est réduit à sa part animale ». Elle entrevoyait même la perspective d’une société de travailleurs sans travail, c’est-à-dire privés de la seule activité qu’il leur restait, au profit d’un enfermement dans la consommation marchande, y compris des loisirs, au lieu de se consacrer à produire des « œuvres » et à des activités qui mettent en rapport les êtres humains sans l’intermédiaire des objets. On parle alors de pauvreté morale ou culturelle, mais nul ne les mesure. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,  

Passé un certain seuil de niveau de revenu minimal, la poursuite de la croissance semble être sans influence sur la perception du bien-être et du bonheur. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Les pays riches vivent de plus en plus vieux, mais avec un nombre d’années croissant en mauvaise, voire très mauvaise santé, et pour un coût explosif sur les dépenses de santé. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’on vit désormais le plus vieux mais pas le plus heureux, tout particulièrement au Japon où le taux de suicide des personnes âgées ne cesse d’augmenter. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La relation qui s’avère la plus robuste est celle entre le bonheur et la convivialité sociale, familiale d’abord puis les proches, tant dans la vie que dans la mort. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Georges Bernanos : « Un homme n’est pas un marchand, et l’espoir de vie n’est pas l’espérance de vie. » Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’épidémie de Covid-19 a d’ailleurs amplement confirmé ces phénomènes avec une surmortalité indiscutée liée au surpoids et aux difficultés respiratoires dans les villes les plus polluées. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La Chine est d’ailleurs passée maître dans la révolution génétique avec des millions d’hectares sous plastique et elle se prépare à envahir le monde avec du « bio made in China ». Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

De quelle modernité voulons-nous ? Le concept de modernité constitue l’opposé non seulement des idées d’immobilisme et de stagnation, mais aussi des idées d’attachement au passé (tradition, conservatisme…) : “être moderne”, c’est d’abord “être tourné vers l’avenir”. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

On a dépassé les 4 000 milliards de mètres cubes d’eau, soit quatre fois plus qu’en 1950 alors que la population ne faisait que doubler en gros. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Sentiment de frustration, voire d’antagonisme, qui prévaut dans le monde émergent vis-à-vis du monde occidental imbu de ses critères de culture et d’intelligence, alors qu’il semble lui-même de moins en moins cultivé, Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Les classes sociales les plus pauvres et les moins scolarisées sont aussi celles qui votent le plus, alors que les plus éduquées participent le moins à la vie politique. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

1) L’école obligatoire est une institution qui impose une hiérarchie de consommation souvent sans rapport avec les besoins du travail et des individus. Elle crée une course au diplôme qui n’a pas vraiment de rapport avec les compétences mais crée artificiellement de l’infériorité sociale. 2) L’école obligatoire crée l’illusion que l’essentiel de l’éducation dont une personne a besoin vient de l’enseignement. Or c’est faux. L’enseignement contribue bien à l’acquisition de certaines connaissances, mais le savoir véritable de la plupart des gens vient de l’expérience en dehors de l’école, notamment dans le travail et les loisirs. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

À quoi bon démocratiser l’institution scolaire qui nuit à l’éducation elle-même en créant la confusion entre enseignement et éducation. Prisonnier de l’idéologie scolaire, l’être humain renonce à la responsabilité de son propre développement, Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’idéologie du progrès-modernité bute manifestement sur le déséquilibre entre les différents domaines du progrès : scientifique, économique, politique, social, humain et écologique. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Celui de la médecine dite clinique avec ses deux étapes dont l’anamnèse, ou dialogue avec le patient avant l’examen physique, et ses quatre méthodes d’observation remontant à la nuit des temps : inspection, palpation, percussion et auscultation. Les examens complémentaires par des laboratoires sont désormais devenus systématiques et alimentent une médecine des algorithmes et des bases de données sans plus aucun contact physique. La prescription, elle, sort tout droit de l’écran d’ordinateur qui a remplacé le stéthoscope du médecin de campagne, comme du médecin de famille en ville. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Tant dans ses versions occidentale qu’orientale, libérale que dirigiste, toutes revendiquent un certain héritage du siècle des Lumières : le triomphe de la raison contre l’obscurantisme, la tradition, la religion. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

 « Effet rebond » : les économies obtenues grâce au progrès technique ne font en général qu’augmenter toujours plus la consommation de ressources pourtant finies. Le modèle n’a pas d’avenir. Un bon exemple est fourni par la révolution informatique qui regorge d’effets rebond : les écrans plats prennent moins de place – chic, on en met partout ! ; ou encore, on gagne du temps à trouver des informations – chic, on passe de plus en plus de temps sur Internet ; ou enfin, tout circule sous forme d’octets électroniques – chic, on n’a jamais consommé autant de papier ! Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Dans les conditions modernes, ce n’est pas la destruction qui cause la ruine, c’est la conservation, car la durabilité des objets conservés est en soi le plus grand obstacle au processus de remplacement dont l’accélération constante est tout ce qui reste de constant lorsqu’il a établi sa domination. » Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Surdéveloppement des technosciences et de l’économique ; relatif équilibre du social, mais dont les compromis ont été alimentés précisément par la croissance économique, elle-même nourrie par le progrès technique ; en revanche, un progrès politique plus qu’hésitant en raison d’un éloignement croissant des individus de la gestion directe des affaires de la cité, qui s’ajoute aux régimes explicitement autoritaires dont le nombre augmente ces dernières années ; un progrès humain en retrait du fait du poids croissant des grandes organisations et des structures bureaucratiques et technocratiques, qui réduisent toujours plus l’autonomie des individus bien qu’ils bénéficient d’une amélioration sensible de leur niveau de vie matériel ; enfin un fort recul de l’écologie qui apparaît finalement comme le passif de tout le reste, le capital sur lequel on a puisé pour alimenter les autres : disparition abyssale des espèces, chute de la biodiversité et accumulation des passifs environnementaux de type gaz à effet de serre et triple pollution dans les airs, sur terre et dans les mers. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’idéologie – a une fonction intégratrice essentielle des communautés humaines dès lors que les religions ont perdu ce rôle. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’idéologie dominante s’avère incapable de faire face aux nouveaux défis et qu’elle se braque sur ses conceptions dépassées.

L’Internet est un autre exemple significatif compte tenu du paradoxe entre l’esprit libertaire, qui a inspiré sa naissance, et l’évolution totalitaire des réseaux actuels, avec une poignée d’opérateurs contrôlant tout le cyberespace. Entre les deux, on trouve une aspiration de toute la population pour profiter des incroyables fonctions de cet outil en termes de relations sociales, d’outil d’information, d’éducation ou encore de loisirs. Comment faire ? Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Qui ne peut souhaiter une société optimale, ce que le grand spécialiste des utopies Frédéric Rouvillois définit comme « plan de gouvernement imaginaire où tout est parfaitement réglé pour le bonheur commun ». Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Les réponses sont plus difficiles que les questions. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Ils condamnent trop souvent les villages du désert à disparaître et leur jeunesse à migrer vers la capitale puis vers l’Europe, comme toute une littérature anxiogène se plaît à le souligner et comme si c’était la seule destinée de l’Afrique. D’un côté l’utopie, de l’autre l’idéologie, une idéologie de la croissance manifestement dépassée par la sururbanisation du continent, le sous-emploi massif des jeunes et les défis écologiques qui arrivent à la vitesse des nuages de criquets pèlerins partis au printemps 2020 de la Corne de l’Afrique pour gagner l’Asie, toujours plus gros semaine après semaine. Un mouvement mondial Qui ne connaît autour de soi de tels projets de type utopique, c’est-à-dire la mise en œuvre d’un idéal non pas parfait mais en lévitation, en retrait par rapport aux normes et standards du système dominant : la société industrielle et ses multiples variantes américaines, européennes, asiatiques et même africaines. Il en existe des milliers dans le monde, non, des dizaines, peut-être même des centaines de milliers, avec des fortunes diverses. L’expérience montre qu’il suffit en fait de poser le doigt sur n’importe quel point d’une mappemonde pour en trouver au moins une, donnant une fois Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Définition indienne de la laïcité comme affirmation positive de tous les courants de pensée y compris religieux, et non leur effacement comme le préconise plutôt la laïcité française. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Enfin, à la question saugrenue pour certains mais pas en Chine « Le bouddhisme est-il scientifique ? », il est répondu, sous la haute bienveillance du Parti bien sûr : « La science est la connaissance qui peut former un système basé sur des faits avérés et testés et décrire des lois générales naturelles. Le cœur du bouddhisme correspond à cette définition car les “Quatre Nobles Vérités” peuvent être testées et prouvées par n’importe qui. En réalité, le Bouddha lui-même a demandé à ses fidèles de tester son enseignement plutôt que de prendre ses paroles à la lettre. Le bouddhisme repose plus sur la compréhension que sur la foi. » Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

On est loin du modèle type des économistes standard fondé sur la monochromie de l’Homo economicus. Le taoïsme, de nature libertaire, est centré sur l’individu et la nature, le cosmos. Sa sagesse est celle du vide (wu), de l’harmonie naturelle, du changement permanent. Le confucianisme, de nature conservatrice, est centré sur le politique. Il promeut une morale attachée à la justice, en échange de quoi chacun respecte la hiérarchie. Enfin, le bouddhisme est de l’ordre du social et du spirituel, au-delà de l’individu et du politique. Il met l’accent sur la responsabilité individuelle face à la mort et au destin, et sur la communauté comme réseau d’entraide mutuelle. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La particularité du monde occidental par rapport aux autres grandes civilisations du monde antique est l’apparition progressive d’une bifurcation entre la philosophie comme sagesse pratique, la phronèsis, et la philosophie comme savoir « rationnel » d’essence théorique, la sapiens. Pour le comprendre, il faut revenir aux débats philosophiques au cours de l’Antiquité. La sagesse y est devenue une question philosophique, mais la philosophie au sens de Platon ou d’Aristote s’est détachée de la sagesse pratique au profit d’une sagesse réservée à la seule connaissance. Or la connaissance n’est pas la sagesse. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Le devenir historique de la philosophie est coextensif au déploiement de notre conception de la rationalité […]. Elle est le savoir rationnel, c’est-à-dire la science conçue comme un savoir unifié ; Elle est l’exigence d’un fondement du savoir. Elle est l’organisation d’ensemble du vécu. C’est l’unification de ces trois déterminants en une doctrine qui constitue une philosophie [sous-entendu, dans le monde occidental]. » En positif, l’Occident aura gagné la « Raison », la capacité à développer les sciences comme jamais dans l’histoire humaine. En négatif, il aura un peu perdu la raison… Un premier problème est la rupture qui va s’accentuer au XIXe siècle entre les différents champs scientifiques, avec une spécialisation croissante en autant de disciplines autonomes, dont l’économie d’ailleurs qui va se donner comme ambition de « tout » expliquer avec son propre paradigme comme on l’a vu, jusqu’au choix du mariage. Ces disciplines vont alors laisser orpheline la philosophie proprement dite qui se cherche depuis lors – sous le terme flou Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

 

Deuxième problème, la séparation nette entre la philosophie et la théologie, qui s’intéresse au domaine du religieux, de la question du ou des dieux, comme si l’on ne pouvait plus concevoir une unité de la connaissance rationnelle et du spirituel, jugé par définition irrationnel. C’est tout le débat en France sur la laïcité fille de la « Raison ». Troisième problème, la finalité même de la philosophie avec, sous-jacent, la fin de la philosophie. Le débat affleure chez Marx, mais s’affirme avec Heidegger pour qui « il n’est pas besoin d’être prophète pour reconnaître que les sciences modernes ne vont pas tarder à être déterminées et pilotées par la nouvelle science de base, la cybernétique ». Bref, la science met un point final à la prétention générale de la philosophie. L’Occident se retrouve orphelin à la fois de la philosophie et de la sagesse ! Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Termes de mode de vie. D’un côté parler le moins possible, non par mysticisme ou ascétisme dans lesquels on enferme trop souvent les sagesses orientales, mais pour avoir le recul nécessaire afin d’embrasser le tout et ne pas interférer dans l’expression des contraires et des possibles.

Les économistes occidentaux vont progressivement poser l’hypothèse de l’Homo economicus comme paradigme central de leurs modèles explicatifs. L’Homo economicus est un individu égoïste et rationnel qui cherche à maximiser son utilité (son intérêt économique) au travers d’un calcul coût-bénéfice. Ils vont petit à petit en oublier le « si ». Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’approche pluridisciplinaire, mêlant l’économie aux autres sciences sociales comme l’histoire ou la sociologie, n’a toujours pas droit de cité dans les grands manuels de référence en économie. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Karl Polanyi avec l’exemple de la grande crise du modèle libéral des années 1930, qui provoque selon lui la dérive totalitaire occidentale et le conflit le plus meurtrier de l’histoire humaine. Le raisonnement est lumineux : à force de pousser les gens à se conformer à tout prix aux « lois économiques » du marché, les sociétés se rebellent tout à la fois contre les conséquences négatives de ces lois et contre la négation même de ce qu’ils sont humainement et culturellement. C’est en partie ce que les écologistes d’aujourd’hui résument en une phrase lapidaire : « La Terre n’est pas à vendre ! » D’où une interrogation légitime sur la sagesse de l’économie et des économistes. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Economic Possibilities for our Grandchildren (Perspectives économiques pour nos petits-enfants). John Maynard Keynes y expose sa vision d’une économie prospère où les humains, débarrassés des soucis économiques du quotidien qui les ont obnubilés depuis des millénaires, pourraient enfin envisager un art de vivre dans une société de loisirs et d’abondance relative. La vertu et la sagesse remplaceraient l’avarice, la cupidité, l’obsession de l’accumulation pour l’accumulation, ou le désir de vouloir toujours s’élever au-dessus des autres, comme il l’observe chez la plupart des riches qui l’entourent. L’art de vivre remplaçant cette finalité de moyens, l’argent, au profit de finalités supérieures, comme les arts, la culture, la convivialité, le plaisir de vivre ensemble, de se préoccuper de son voisin, des autres, de profiter de l’heure et du jour, de prendre un plaisir direct aux choses, comme les « lys dans les champs qui ne tissent ni ne filent ». Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Les humains confrontés à la fin de l’obsession économique risquent notamment la dépression, Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Pour réussir, toute stratégie de développement doit d’abord être « endogène », c’est-à-dire déclenchée de l’intérieur même du pays et en puisant dans son héritage unique qu’il soit géographique, historique ou politique. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Le développement, on pourrait dire le progrès, a peu de chance de suivre une trajectoire médiane, équilibrée, planifiée ou linéaire. Car les déséquilibres sont en réalité au cœur des mécanismes qui engendrent les progrès. Comme dans l’innovation, on trouve la plupart du temps des solutions qui ne sont pas vraiment recherchées mais qui répondent à des contraintes, à des tensions dont on cherche à s’affranchir. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Cela correspond d’ailleurs à une des meilleures définitions de la sociologie que l’on doit à l’Américain Robert Merton : l’étude des conséquences non intentionnelles des actes humains, qu’elles soient positives, négatives, ou à l’origine d’effets pervers de type enfer pavé de bonnes intentions. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Tout développement ne peut jamais être durable en raison des lois de l’entropie, et que toute croissance économique diminue par définition le stock de ressources naturelles finies. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Le marché est incapable de tenir compte des besoins des générations futures comme des populations pauvres, puisqu’elles ne peuvent exprimer une demande solvable sur le marché. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Dans les conditions actuelles, la baisse de consommation humaine mènerait à la croissance du chômage, à la chute de la compétitivité et à une spirale récessionniste. » Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Certaines vertus dont la capacité sans précédent de mobiliser du capital et les meilleures technologies pour atteindre des niveaux de productivité qui peuvent s’avérer utiles socialement. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’équation de Rajan serait plutôt de type EMC = 2, où la combinaison optimale de l’État, du marché et des communautés donnerait un rendement deux fois supérieur à toute autre combinaison. Chaque pôle a sa place mais à sa place. Si le marché est trop faible, la société est peu productive. Si l’État est trop faible, l’insécurité menace la société. Si les communautés sont trop faibles, le cronisme ou la captation de l’État par le marché s’installe partout. Inversement, si le marché est trop puissant, la société est de plus en plus inéquitable. Si l’État est trop fort, la société devient autoritaire. Si les communautés sont trop fortes, la société se fragmente et devient statique, voire régresse. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Les populismes s’appuient sur les bonnes questions au croisement des conséquences négatives de la mondialisation et des bouleversements technologiques en cours. Tous deux provoquent des dégâts considérables sous forme d’explosion des inégalités, de la précarité, des insécurités de toutes sortes, comme du sentiment croissant de ne plus pouvoir peser sur le cours des choses, et d’abord sur sa propre vie. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

L’idée est qu’un pays en développement ne peut lutter à armes égales dans la concurrence internationale, et qu’il est donc légitime qu’il se dote de protections spécifiques. C’est du reste la même position à Pékin, dont l’exemple des deux guerres de l’opium est encore dans toutes les mémoires de la population chinoise, justifiant l’argument des autorités de ne pas désarmer l’État dans la compétition internationale. Mais quelle souveraineté ? Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

La nouvelle histoire est celle de la rivalité sino-américaine et de ses ramifications aux quatre coins du monde, sur fond d’une multiplication de crises locales alimentées par les extrémismes de tous horizons. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

Avec sagesse ensuite, c’est-à-dire en prenant conscience et en apprenant à maîtriser les asymétries cachées dans la vie quotidienne, celles qui nous privent d’une information transparente. Ces asymétries forment le socle des fables et sagesses populaires du monde, et elles sont à la source de la popularité des réseaux sociaux en dépit de leurs dérives certaines. Rien n’interdit de penser qu’après une certaine période de flottement, les médias traditionnels ne reprendront pas leur rôle d’« intermédiaires » entre l’actualité et les citoyens, et non de prescripteurs de la pensée. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

 

On est surpris du cloisonnement paradoxal des cultures à l’âge de l’Internet global. Utopies made in monde. Jean-Joseph Boillot,

 

 

L'Art d'être français, - T - Michel Onfray, Robert Laffont

 

L'Art d'être français, - T - Michel Onfray, Robert Laffont

 



 

Quelles étaient ces valeurs ? Pour commencer, le souci d’autrui dont la politesse est la première manifestation. Puis la prévenance, la bienveillance, la délicatesse, la longanimité, le partage, la justice et la justesse, l’honnêteté, le sens de la parole donnée. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

 

Or, qu’il y ait des cultures en France, ce qui est un fait, n’exclut pas qu’il y existe aussi une culture française, celle-là même dont un chef de l’État devrait connaître l’histoire, afin d’en préserver l’identité pour en favoriser la fécondité. L'Art d'être français, Michel Onfray L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Les trois monothéismes sont affaires de désert, l’animisme, une affaire de nature luxuriante. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

La gaieté libre et truculente que l’on trouve chez Rabelais ». Avoir la gaieté libre et truculente, voilà une autre pierre avec laquelle construire l’édifice de l’esprit français. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Montaigne propose une sagesse sans méthode et Descartes une méthode sans sagesse ; or la corporation philosophante préfère un fabricant de méthode à un apôtre de sagesse. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

« Je pense, donc je suis. » Voilà la première vérité et elle ne doit rien à Dieu qu’elle laisse là où il est – car Descartes y croit et donne même la preuve dite ontologique de son existence en affirmant : qui d’autre que Lui pourrait mettre en chacun l’idée et la vérité de Lui, sinon Lui ? L'Art d'être français, Michel Onfray

 

La raison est présentée comme un instrument des mâles blancs dominants – et rien d’autre. Descartes n’étant ni noir, ni transexuel, ni musulman, sa méthode n’a plus droit de cité, elle n’est qu’un instrument de domination coloniale. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

La foi consiste à croire ce que la raison ne croit pas. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’un des signes de l’effondrement de notre société est l’incapacité à voir le réel tel qu’il est et sa reconstruction sous le signe du degré zéro d’un jugement de valeur qui réduit le monde à des considérations binaires : bien & mal, bon & mauvais, beau & laid, ou, dans le langage imagé et fleuri d’aujourd’hui : like & nique… L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’entreprise coloniale a été voulue par la gauche dans le souci d’universaliser les valeurs de la révolution française avec un certain Jules Ferry en tête.

 

Le chanteur, le comédien, le footballeur deviennent des modèles : on ne veut plus être Voltaire mais Hanouna, Jean mloulin mais Benzema, Simone de Beauvoir mais Kim Karsdashian L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Afghanistan, Irak, Lybie, Mali, Syrie, la France se ontre d’autant plus islamophobe dans le monde qu’elle se montre islamophile sur son territoire. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

(Freud) …il précise que quiconque affirmerait que c’est une ineptie prouverait que c’est une vérité de par la résistance pathologique à en convenir. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Qu’est-ce que l’existentialisme ? Une machine de guerre philosophique contre le christianisme, l’idéalisme, le spiritualisme et toutes les pensées dominantes du moment, le bergsonisme par exemple. C’est aussi paradoxalement une machine de guerre contre le marxisme et le freudisme. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Sartre affirme en effet que nous disposons d’une liberté totale qui peut tout et nous permet de vouloir ce que nous devenons après l’avoir choisi, décidé. A priori, je suis libre, et libre je choisis ce que je deviens, je deviens alors ce que je suis et je suis ce que je deviens. Autrement dit il n’y a pas  une essence de ce que je suis avant que je sois ou je le devienne, mais en choisissant, donc en existant. L’existence qui est la mienne ne découle donc pas d’une essence de moi-même qui e précéderait, mais d’une existence que j’ai créé avec mes choix. « L’existence précède l’essence » veut donc dire : je ne suis rien d’autre que ce que j’ai voulu être et que j’ai fait après usage de ma liberté. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Marx pense que l’homme est déterminé par le type de rapports de production économique dans lequel il vit et Freud qu’il est le produit d’un inconscient métapsychique qui le détermine. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Pour Sartre : « à notre tour, pas à pas, nous faisons le chemin qui nous mène à l’indigénat. Mais pour devenir un indigène tout  fait il faudrait que notre sol fût occupé par les anciens colonisés et que nous crevions de faim. Ce ne sera pas : non, c’est le colonialisme déchu qui nous possède, c’est lui qui nous cherchera bientôt gâteux et superbe » L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Simone de Beauvoir » , l’auteur du Deuxième Sexe aborde également la question des femmes ; elle la lie, elle a complètement raison, à la question religieuse : « Au lieu d’essayer de politiser les masses, ils les ont incitées à revenir aux avaleurs arabo-islamiques » écrit-elle. Quelles sont elles ? Le naturalisme, donc l’assignation des femmes au rôle de mère, l’éducation réduite à l’économie domestique du foyer, donc l’illettrisme, l’analphabétisme; le traditionalisme, donc le port du voile, la soumission au régime patriarcal, donc au mari, au père, au frère ; le mariage arrangé, donc le pouvoir du père dans le choix d’alliance tribale. Fanon pensait que l’instauration du socialisme abolirait ces valeurs arabo-islamiques. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

De la même manière que le structuralisme était retour à l’ontologie médiévale des essences, autrement dit une contre-révolution idéaliste, l’islamo gauchisme qui voit le jour à cette occasion, s’avère un retour à la théocratie prérévolutionnaire, ce qui constitue une autre contre-révolution, politique cette fois. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’islamo gauchisme a pour grand-père le Sartre qui faisait feu de tout bois pourvu que flambe l’Occident judéo-chrétien, que brûle l’Europe de l’Ouest, celle des libertés dans un monde où l’Europe de l’Est, celle des barbelés, lui faisait encore face, pourvu encore que se calcine la France gaullienne qu’il assimile au fascisme et que flamboie un tiers-monde socialiste, marxiste – et musulman. Le clocher, non ; le minaret, oui. Le pape, non ; l’ayatollah, oui. La Bible non ; le Coran, oui. Le sermon du dimanche, non ; l’appel du muezzin, oui. L’antijudaïsme chrétien, non ; l’antisémitisme musulman, oui. La misogynie, l’homophobie et la phallocratie catholique, non ; le patriarcat, la chasse aux homosexuels, les mutilations sexuelles arabo-musulmanes, oui. Les croisades, non. Le djihad, oui. La crois, non ; le croissant, oui. Ce catéchisme est devenu celui de la France nihiliste. Qui aurait pu prévoir un pareil retour du religieux ? L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Le Monde depuis la guerre du Liban en 1975 oppose les « islamo-progressistes » aux « chrétiens conservateurs ». C’est devenu depuis lors l’idéologie dominante de ce qui se présente comme la gauche et qui se prétend progressiste L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Le fantôme de Foucault place sur la décadence européenne.L’histoire de France depuis cette date-là (Foucault) est celle de la longue allégeance du pays aux revendications islamo-gauchistes ; silence complice sur la fatwa lancée contre Salman Rushdie ; acceptation de la polygamie sur le territoire national ; promotion des droits de l’homme musulmans contre ceux de la Révolution française ; exigence de repentance pour la guerre d’Algérie ; constitution d’un islamo-syndicalisme ; exacerbation du droit à la différence ; éloge du vile islamique ; célébration des djihadistes afghans ; validation de la mutilation sexuelle qu’est excision ; proclamation du délit de blasphème ; assimilation du colonialisme au national-socialisme ; discrimination positive ; attaque de la liberté de conscience ; réactivation du vieil antisémitisme musulman ; refus de l’enseignement laïc ; rejet des contenus de l’Education nationale en matière de sciences ou d’histoire ; présentation de l’immigration comme une chance pour la France ; réécriture de l’Histoire dans le sens d’une soumission de la civilisation blanche à celles de prétendus noirs d’Egypte et des musulmans ; refus des crèches et des sapins de Noël dans les lieux publics ; généralisation de l’abattage halal ; tolérance de la violence musulmane dans les territoires perdus de la République ; invention de la notion d’islamo phobie ; réécriture stigmatisante de l’histoire de France ; et puis, le pire : justification du terrorisme musulman. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Selon Emmanuel Todd , …la thèse marxiste de la religion comme opium du peuple n’est donc plus valide : la religion musulmane est entendue comme l’idéologie d’un salut légitime auquel sont contraintes des pauvres victimes musulmanes explitées par le méchant capitalisme. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Selon Emmanuel Todd, il existe plusieurs universalismes dont un universalisme réduit aux hommes. Dès lors l’universalisme des Lumières qui s’adresse aux hommes et aux femmes sans distinction de couleur, de religion, de fortune ou de condition en est un parmi tant d’autres, il a autant droit de cité que l’universalisme musulman qui exclut les femmes, les juifs, les chrétiens, es mécréants, les athées, les agnostiques. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’islam dispose d’un mot pour nommer cela : la dhimmitude qui est l’autres nom de la soumission. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Plennel est un réaliste, au sens philosophique médiéval du terme, autrement dit quelqu’un qui croit à la réalités des idées plus qu’à la vérité des multiplicités. ; Il ne croit pas ce qu’il voit, mais il voit ce qu’il croit. Et il y a peu entre le réaliste dans cette acceptation et l’idéologue pour lequel le réel n’a jamais lieu puisque ‘idée fait la loi à sa place. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Cet homme nouveau n’est pas sans entretenir de relations avec celui que notre postmodernité nous prépare à coup de raciologisme, de déconstructionnisme, de décolonialisme, d’indigénisme, de théorie du genre, de marchandisation du corps des femmes . Les GAFAM disposent d’un projet de société alternatif à celui de la civilisation judéo-chrétienne c’est celui du transhumanisme. L’horizon de cette idéologie ? Un homme dénaturé et complètement artificialisé, un artefact volontariste, une chose à produire,  un homme-machine démontable, remontable, réparable, achetable, vendables, négociable… L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Ambiguïté » selon Foucault du mot « homme ». Car c’était du concept d’homme qu’il entretenait, de la figure conceptuelle, de la notion, de l’agencement de signes construit dans les deux u trois siècles derniers et placé sous le signifiant en jeu. Débordé par ses thuriféraires qui l’ont pris au mot, le voilà précurseur d’un meurtre réel : il s’agit d’en finir avec l’homme naturel au profit d’un homme nouveau tout de Verbe. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Il est donc paradoxal et plus qu’étonnant que le fascise passe pour être exclusivement une idéologie d’extrême droite ! Il est en effet radicalement au sens étymologique, à la racine, de gauche ; (chinois, cubain, vietnamien, kmer, stalinien. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

S’il existe un peuple persécuté c’est celui qu’attaquent les tenants de la doctrine de l’intersectionnalité, une variation sur le thème de la convergence des luttes,  savoir le peuple des Français blancs de culture judo-chrétienne. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Les idées de l’intersectionnalité sont éparpillées mais elles gravitent toutes autour d’un même axe : des inorités activistes qui se disent ontologiquement exploitées et revendiquent la destruction de la civilisation au profit d’un monde créolisé. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Pour Rokhaya Diallo un Blanc antiraciste est coupable parce qu’il a hérité de la faute blanche quand un non-blanc raciste ne saurait être raciste puisqu’il a été racisé, autrement dit victime directe (lui-même) ou indirectement (ses ancêtres) du racisme des Blancs. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

La violence révolutionnaire  est présentée comme une non-violence sous prétexte qu’elle serait une « contre-violence » L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Dans une Difficulté de la Psychanalyse (1947) Freud annonce avoir infligé l’une des trois blessures narcissiques à la civilisation : on doit la première à Copernic qui, avec sa théorie hélliocentriste, montre que la Terre n’est pas au centre du monde mais qu’elle tourne sur elle-même autour du Soleil ; la deuxième est imputable à Darwin qui, avec sa théorie évolutioniste, prouve que l’homme n’est pas au centre  de la Terre mais qu’il procède d’un singe, de sorte qu’il est lui-même un animal ; comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, la troisième, écrit Freud, est de Freud lui-même, qui, avec sa théorie psychanalytique, démontre, du moins le croit-il, que la conscience n’est pas au centre de l’homme, car il se trouve piloté par l’inconscient. La Terre n’est pas le centre du monde, l’homme n’est pas le centre de la Terre, la conscience n’est pas le centre de l’homme. Le monde devient infini, l’homme y erre comme un animal et il est mu par des pulsions comme n’importe quelle autre bête…/Dépourvue de centres, la civilisation ne tourne plus rond. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Freud… Si la conscience est une fiction, que le libre arbitre n’existe pas, que ‘inconscient fait la loi dans la vie d’un homme, que sa responsabilité s’en trouve donc totalement abolie, le coupable selon le droit est alors une victime selon la psychanalyse. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Foucault…La police n’et pas la force qui permet l’interpellation du délinquant présumé, après constatation de son infraction, afin de le remettre entre les mains de la justice, mais le bras armé du capitalisme qui étouffe dans l’œuf tout ce qui pourrait ressembler à un début de révolte ou de révolution. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Dans « Introduction à une politique du divers », Glissant affirme que « le monde se créolise », c'est-à-dire que les cultures du monde mises en contact de manière foudroyante et absolument consciente aujourd’hui les unes avec les autres se changent en s’échangeant à travers des heurts irrémissibles, des guerres sans pitié mais aussi des avancées de conscience et d’espoir qui permettent de dire – sans qu’on soit utopiste, ou plutôt , en acceptant de l’être – que les humanités d’aujourd’hui abandonnent difficilement quelque chose à quoi elles s’obstinaient depuis longtemps, à savoir que l’identité d’un être n’est valable et reconnaissable que si elle est exclusive de l’identité de touts les autres êtres possibles. Et c’est une mutation douloureuse de la pensée humaine. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

La créolisation s’est donc trouvée verbalement portée sur le devant de la scène par Jean Luc Mélenchon qui, tout en se disant républicain, estime désormais que, la créolisation ayant eu lieu sur le territoire français, il faut en finir avec la république au nom d’un communautarisme qui donnerait lieu à une VIéme République ! L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Rien ne fera que ce qui a eu lieu n’ai jamais eu lieu. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Platon, caverne…Ce qui est concret, matériel, palpable, tangible, visible, n’a aucune existence et relève de ‘illusion ; tout ce qui est concevable, pensable, imaginable, l’Idée, seul est vrai. Le sensible perceptible par les sens, est une illusion ; l’intelligible, perceptible par l’intelligence, se révèle la seule vérité – la réalité essentielle, réalité des essences, du monde des sciences. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Le faux chèque (de Duchamp marcel) devient un vrai chèque dès que celui qui l’a émis obtient l’assentiment de celui qui le reçoit : c’est a logique fiduciaire si l’on se souvient que l’étymologie renvoie à la foi. Quiconque a la foi crée l’objet dans lequel il a foi – il crée l’objet mais, en même temps, il en crée la valeur. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’art n’est donc pas une affaire de beauté, il n’a rien à voir avec le Beau, il repose tout entier sur le crédit qu’on lui porte.v

 

La ghettoisation de l’art qui devient l’affaire d’une caste aux relations incestueuses dans laquelle une poignée de gens qui se connaissent s’occupent de création sans aucune autre motivation que de nourrir le marché – artistes, galeristes, curateurs, conservateurs, collectionneurs, directeurs d’institutions d’Etat. Moins soucieux de servir l’art que de s’en servir de façon sonnante et trébuchante ; L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Or, on se trompe, sur e principe du sage qui regarde la Lune et de l’imbécile qui regarde le doigt, en refusant l’art contemporain dans sa totalité là où il suffirait de ne pas être dupe de l’art idéologique promu par ces gens-là pour faire avancer leur vision du monde mondialiste, cosmopolite, capitaliste. Ils préparent la civilisation postchrétienne qui, via la marchandisation de toutes choses dont la vie, surtout la vie, et surtout la vie des plus modestes, a pur objet le gouvernement planétaire d’une élite désireuse de fonder une civilisation transhumaniste .

De sorte que l’art idéologique, qui cache la forêt de l’art contemporain, sert cette caste comme l’art chrétien a servi la construction de l’empire chrétien césaro-papiste. L’art nazi l’idéologie du IIIéme Reich, et l‘art soviétique celle du marxisme-léninisme des goulags. On ne ‘étonnera donc pas de voir comment ce marché met en avant les artistes du politiquement correct qui se présentent comme rebelles et subversifs, alors que ce sont des fonctionnaires subventionnés par las acteurs de l’Etat profond.

Célébration des matières fécales, commémoration de la sodomisation, plaidoyer pour la zoophilie, éloge des combats LGBTQ+, fascination pur le rectum, invitation à profaner le vagin de la reine jadis décapitée, ces variations sur l’anus comme horizon indépassable de la sexualité militent en faveur de l’hétérosexualité et de la promotion de la procréation par PMA et GPA, des techniques qui assurent la marchandisation des corps et ouvrent un fabuleux marché rentable de ventes d’organes, de corps, d’ovocytes, de sperme, de spermatozoïde, mais aussi la location d’utérus, d’achats d’enfants. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Hans Jonas  renonce donc à raisonner (écologie) à réfléchir, à analyser, à instruire, à démontrer, à persuader, à convaincre, il invite à effrayer, effaroucher, émouvoir, inquiéter, terrifier, l’urgence de sauver la planète y oblige ; C’est la méthode des écologistes, l’émotion en lieu et pace de la raison…./ Heuristique d la peur, refuser la raison et lui préférer le sensationnel, à savoir, l’émotion, la crainte, l’angoisse, l’affolement…/ On ne réfléchit plus, on ne pense plus, on n’argumente plus, on ne démontre plus, on ne raisonne plus : on assène.

…/ il existe un intérêt à faire porter la responsabilité sur les seules épaules des hommes, c’est qu’en les culpabilisant, un ressort toujours facile à activer en régime ontologique judéo-chrétien,  on peut les inviter à la résipiscence, au repentir, au remords, à la contrition, le tout suivi d’un rachat de type christique qui consistera à mener une vie écoresponsable en en polluant pas la planète, en consommant bio, en limitant sa trace carbone, en recyclant ses déchets, en renonçant aux énergies fossiles au profit des énergies douces, en roulant en voiture électrique, en se déplaçant à vélo, en menant une vie frugale, en devenant décroissant, autrement dit, en faisant les bons soldats du capitalisme vert et en croyant les fables du consommateur responsable. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

A-t-on le droit de vouloir pur les peuples en train de sortir de la misère qu’ils renoncent à a société de consommation en optant plutôt pour la frugalité. Des millions d4africains, d’Indiens, de Chinois et d’autres peuples orientaux veulent à leur tour des voitures puissantes et des ordinateurs dernier cri, les ultimes versions des téléphones portables et des climatisations privées, voyager en avion et manger plus de protéines qu’il n’en faut. Au nom de quoi le leur interdire ? Au nom de la morale ? Et comment ? Avec un gouvernement planétaire qui déciderait à la place des pays, des nations, des Etats ? L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Pourquoi l’écologie est-elle devenue écologisme ? Parce que la fin des grands discours marxistes a laissé la gauche veuve de tout époux révolutionnaire. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

L’écologisme est le cheval de Troie du capitalisme postmarxiste. Il sert à expliquer que la planète n’a pas de frontière et qu’une pollution parie de Tchernobyl peut contaminer la planète entière et que, dès lors, il est temps d’en finir avec les peuples et les nations, les pays et les Etats au profit d’un gouvernement planétaire ayant en vue la sauvegarde de l’humanité et de la Terre. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Une vérité qui tue est à récuser, elle est mauvaise, il faut lui préférer un mensonge qui sauve, car il est bon. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Mais n’est-ce pas le fond de cette affaire antispéciste que d’inverser les valeurs afin de remplacer la domination des animaux par l’homme par la domination des hommes par les animaux ? ce grand fantasme bestial, au sens étymologique, est bien dans l’ère du temps. Il est la religion de substitution d’une époque sans religion, le sacré d’un temps sans sacré, le rituel d’un monde sans rites, le culte d’un monde sans culte. On comprend qu’elle séduise tellement une jeunesse perdue, sans points de repères éthiques, sans morale. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Peu de personnes pensent en termes de civilisation : la longue durée a cessé d’être la mesure dans un temps qui a le culte de l’instant. Cette religion frénétique de l’ici et maintenant produit un homme aussi incapable de se projeter dans le passé que dans le futur. Les leçons de l’histoire ne sont plus données et le futur vu comme un présent projeté est imaginé vierge de toute négativité. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Ca n’est pas l’afflux de migrants qui tue l’Europe judéo-chrétienne, mais c’est parce que l’Europe judéo-chrétienne est morte que les afflux de migrants ont lieu. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

Il se peut que le judéo-christianisme laisse place à une civilisation islamique qui n’aura qu’un temps et qui sera localisée, donc locale. L’islam devra composer avec la civilisation technique ayant porté le monde à son point de modernité. Et la technique fait mauvais ménage avec une pensée féodale. C’est l’une ou l’autre, l’une pouvant tuer l’autre, mais jamais l’une avec l’autre. L'Art d'être français, Michel Onfray

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 23 mai 2021

L’Avenir d’une illusion, - T – Sigmund Freud, Hatier

 

L’Avenir d’une illusion, - T – Sigmund Freud, Hatier



 

Le croyant est protégé, à un haut degré, contre les dangersde certaines maladies névrotiques ; en acceptant la névrose commune, il se dispense de développer une névrose personnelle. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Une tentative  pour remplacer la religion par la raison a déjà été faite officiellement, et dans le grand style. Vous vous souvenez tout de même de la Révolution française et de Robespierre ? Mais aussi de la brièveté de son existence et du lamentable insuccès de cette expérience. On la répète présentement en Russie, et nous savons d’avance comment elle va terminer. Ne croyez-vous pas qu’il faille admettre que l’home ne peut se passer de religion ? L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Un croyant a certainement des liens plus tendres avec le contenu de la religion. Il y a assurément d’innombrables autres hommes qui ne sont pas croyants dans le même sens. Ils obéissent aux prescriptions de la culture parce qu’ils se laissent intimider par les menaces de la religion, et ils ont peur de la religion aussi longtemps qu’ils doivent la considérer comme une partie de la réalité qui leur impose des limites. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Les hommes sont très peu accessibles aux arguments rationnels, ils sont entièrement dominés par leurs désirs pulsionnels. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

L’homme est un être de faible intelligence, dominé par ses désirs pulsionnels. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Quelqu’un qui a pris  des somnifères pendant des décennies ne peut évidemment pas dormir si on le prive de ses médicaments. Que l’effet des consommations religieuses puisse être assimilé à celui d’un narcotique. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

L’homme ne peut pas rester éternellement un enfant, il doit enfin affronter « le monde hostile ». On peut appeler cela « l’éducation en vue de la réalité » L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Vous paraissez commele rêveur qui se laisse emporter par des illusions, et moi, je représente l’exigence de la raison et les droits du scepticisme. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

Les caractéristiques  psychologiques de la religion : le sacré, la rigidité, l’intolérance, la même interdiction de penser pour se défendre. Vous avez besoin dune chose de ce genre pour répondre aux exigences de l’éducation. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Le chemin qui va  du nouveau né jusqu’à l(‘homme cultivé est long ; trop d’êtres humains s’égareraient en cours de route et ne parviendraient pas à temps à leurs tâches essentielles s’ils étaient abandonnés à leur développent sans l’indication d’une direction. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud

 

Les fluctuations du jugement dans la science, sont des développements, des progrès, et non des démolitions. L’Avenir d’une illusion, Sigmund Freud


samedi 22 mai 2021

Ces biens essentiels , -T - Céline Pina, Robert Laffont.

 

Ces biens essentiels , -T - Céline Pina, Robert Laffont.

 



Nous avons cru vivre la fin de l’Histoire, la mort de la politique. Nous avions mis au point un modèle alliant démocratie et capitalisme, qui paraissait garantir prospérité et liberté. Un modèle selon nous que le monde entier ne pouvait qu’adopter au regard de ses bienfaits. Mais, nous avons vu se réveiller le totalitarisme religieux et la haine de l’Occident. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

La décision politique intervient rarement dans un domaine balisé. Quand la société sait ou peut résoudre un problème, elle ne renvoie pas celui-ci au politique. Quand un problème devient politique, c’est souvent parce qu’il est insoluble, que nul n’a de solution pour l’affronter. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Tout comme le capitalisme s’appuie sur une représentation de l’homme réduit à l’homo economicus, défini par la seule quête de ses intérêts, le communisme veut lui aussi créer un homme standard, un être devenu prévisible grâce au conditionnement, la rééducation des hommes permettant in fine une gestion technicienne de la société. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

« La pluralité est la condition de l’action humaine, écrit Hannah Arendt, parce que nous sommes tous pareils, c’est-à-dire humains, sans que jamais personne ne soit identique à aucun autre homme ayant vécu, vivant ou encore à naître. 1 » Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Nous sommes uniques en tant qu’individus, liés en tant que citoyens. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Nous sommes des semblables dont les différences irréductibles reposent sur l’agrégation d’éléments, eux, communs. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

D’où la nécessité de distinguer le monde commun du domaine privé, la sphère publique où nous devons en rabattre sur nos particularismes pour forger le lien citoyen et l’espace privé où nous pouvons déployer tout ce qui nous est personnel. Cette distinction témoigne de la double nature de l’humanité : une même espèce mais autant de façons d’être au monde que d’individus. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Comme le jardinier doit tenir compte des caprices du temps, le politique travaille avec l’incertain, parfois même avec l’ambivalent. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Le terme « réinventer » fait partie de la novlangue managérial. Il laisse entendre que tout équilibre antérieur n’est qu’erreur, absurdité et régression, que le patrimoine intellectuel et culturel des hommes n’a aucun intérêt. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

En tant que tel le virus n’attaque pas notre civilisation, il n’en est qu’un révélateur de son état. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Complotistes, extrême droite suprématiste et extrême gauche racialiste guettent la souffrance sociale pour y faire leur marché de futurs radicalisés. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentilles pour être peuple (Renan) Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Le virus a montré que ce qui faisait notre monde commun était le partages de ces biens essentiels que sont l’hôpital, l’école, la culture, mais aussi l’idée d’égalité, de liberté de conscience, la capacité à créer. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Charles Darwin : l’homme est un être social et l’empathie et le besoin de se lier étaient aussi dans sa nature. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

La version radicale des « droits de l’humain » réduit la société à des liens marchands clients/fournisseurs. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Pirouette intellectuelle  qui consiste à faire d’une théorie basée sur l’eugénisme une forme d’humanisme. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

La route ne se termine que si on l’abandonne. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Alors que des personnalités ou des associations militantes enchaînent mensonges et manipulations, le silence des élus, voire leur incapacité à s’opposer facutellement à des discours aberrants, participe à leur perte de crédit et entretient un sentiment d’abandon. Face aux islamistes et aux racialistes qui réclament au plus vite l’ouverture de la violence purificatrice et qui s’imposent par la rue ce que notre Etat de droit rejette ; la question se pose de savoir qui détient la réalité du pouvoir. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

L’immortalité est une œuvre de l’esprit, une façon de faire son nid dans la mémoire de ‘humanité. Devient immortel celui qui par son courage et sa grandeur incarne plus que lui-même, mais reste un vecteur humain pour accéder à une façon d’être supérieure. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Capacité des démocraties à survivre face à des Etats totalitaires parce qu’elles souffrent  d’une faiblesse fondamentale : leurs principes sont adaptés à l’idée de paix. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

La ruine des œuvres humaines est la première étape de l’éradication de l’espèce dans l’esprit des envahisseurs. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

De ‘effondrement politique et culturel des structures sociales ne naissent pas la liberté et a créativité, mais la violence et la domination. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Nous ne sommes plus des vivants, inscrits dans l’espace et le  temps aux yeux qui dirigent les institutiions, mais des représentations chiffrées. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

L’Etat moderne est l’héritier de l’état de « la chose romaine », à laquelle il a donné le visage d’un être immortel qui, veillant au respect de vérités »évidentes en elles-mêmes » et de « droits inaliénables et sacrés », garantit la pérennité d’un peuple au-delà de la succession des générations. Tout un pan de la pensée occidentale a cherché depuis la philosophie des Lumières à évacuer la dimension dogmatique inhérente à ce montage institutionnel et à fonder l’ordre juridique sur des « lois inscrites dans la nature » Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

L’ultralibéralisme prétend que le marché s’appuie « sur les ois fondamentales de lanature » pour engendrer une « ordre spontané ». Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

L’impératif n’est plus alors de subordonner la poursuite des intérêts individuels à celle de l’intérêt général, mais bien au contraire de faire de la chose publique l’instrument de la libre maximalisation des utilités individuelles. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

L’idée de Jean Monnet étaient que les principes économiques et financiers s’interpénétrent tellement que les Etats ne puissent plus faire usage de leur souveraineté . Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

On se trouve en face d’une société d’enfants-rois, persuadés que tout part d’eux et doir revenir à eux. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Plus de communauté nationale, plus de société politique, juste une juxtaposition d’individus sans liens objectifs entre eux. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Le principe d’allégeance, l’attitude tribale sont infantiles, simples, faciles à comprendre. Ils placent a plupart des hommes dans une forme de minorité et de servilité. C’est la norme dans les banlieues, ghettos et dans nombre de pays d’Asie et d’Orient. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

La liberté de penser n’est pas un inné, mais un acquis. La faculté de penser est dans la nature de l’homme, la liberté de penser, en revanche, se construit. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Pour penser et agir sur le monde, exercer cette part de souveraineté que nous détenons tous, participer à la décision publique, il faut que l’homme consente à ce que l’espace politique soit un espace où, pour faire naître l’intérêt général, il accepte d’en rabattre sur ses désirs et instincts particuliers, tout en gardant sa capacité à faire des choix et à les défendre. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

La liberté est moins menacée par l’Etat qu’elle est attaquée par cet empowerment très à la mode, porté par des mouvements ultra-sectoriels. Islamistes, pseudo antiracistes, féminisme intersectionnel, mouvement LGBT, écolos, décroissants, indigénistes, activistes des luttes mémorielles…autant de lobbies spécialisés dans la mise en cause de la démocratie au nom de a défense de leur dogmatisme, présenté comme leur part de liberté. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Ce n’est pas le livre en soi qui compte. Un seul livre, surtout si c’est un livre religieux, gomme toute pluralité en se voulant être la totalité de tous les autres. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Une société de demain où l’homme est vu soit comme un outil, soit comme une nuisance, soit comme un inutile à qui il faut fournir un revenu universel pour le maintenir un cran au-dessus de a révolte. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

Se réapproprier l’héritage judéo-chrétien et gréco-latin et s’interroger à nouveau sur ce qu’est « la vie bonne », l’idéal de l’homme, ses vertus, ses aspirations. Il est nécessaire aussi de rompre avec trente ans de politique où droite et gauche n’ont eu de cesse de réduire le citoyen à un consommateur et à réfléchir ensemble à ce que sont les biens essentiels de demain. Ces biens essentiels,  Céline Pina

 

 

La Démocratie ne se résume pas au droit de vote et à l’Etat de droit. Elle exige des citoyens éduqués, capables de discernement, de courage et d’action. Ces biens essentiels,  Céline Pina